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J'ai trouvé sur le site de Christian Vanneste, une analyse des raisons qui ont pu amener les résultats du premier tour des élections des cantonales de dimanche dernier, qui rejoint ce que j'ai eu l'occasion de placer en commentaires sur quelques articles de Facebook. De toute manière les voix des électeurs qui participeront au 2° tour de ce scrutin, n'appartiennent qu'à eux et eux seuls décideront en leur âme et conscience auquel des candidats restants en course ils la donneront. La cacophonie des prises de position des leaders de la majorité présidentielle que l'on entend sur les ondes depuis dimanche soir est plus une incitation à rester devant son écran télé ou s'il fait beau en ce début de printemps aller épier le réveil de la nature. A un an d'une élection capitale pour le devenir de notre pays, confirmer l'amalgame facile des mécontents contestataire de UMPS va encore compliquer la tâche du future candidat. La solution est simple, pas de "front républicain" et pas de vote socialiste l'adversaire d'hier et de lundi prochain. Il est dommageable que le vote ne soit pas obligatoire dans notre pays, car nous pourrions alors comptabiliser les votes blancs, ce qui donneraient une image plus démocratique des scrutins. Un peu de courage politique s'il vous plait !
BB ....................................................................
L'UMP et les animaux malades !
Il ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés... Il s’agit des différents responsables UMP qui ont cru devoir appeler au “vote républicain”, c’est-à-dire au vote socialiste, pour le second tour des cantonales. La maladie est facile à décrire : une perte totale de bon sens ! La cause est ancienne : au début des années 80, le PS invente avec la proportionnelle le FN qui apparaît successivement dans les Conseils régionaux, municipaux et au parlement européen. Ce parti enlève des électeurs à l’opposition de droite de l’époque, mais celle-ci est dans l’impossibilité de pratiquer la moindre alliance avec le FN totalement diabolisé grâce aux dérapages verbaux et aux fréquentations douteuses de son chef. Lorsque le RPR et l’UDF gagnent les élections de 1986, la majorité est faible et le groupe du Front national complique l’action gouvernementale jusqu’à son échec en 1988. Nicolas Sarkozy a été le premier à pratiquer une thérapeutique efficace. Il a gagné les présidentielles de 2007 sur des thèmes de la droite populaire : travail, sécurité, immigration choisie etc… Malheureusement, une fois élu, l’ouverture à gauche, d’une part, des mesures fiscales contestables, d’autre part, ont brouillé le message. La nomination d’un certain nombre de responsables issus de la gauche pouvait laisser croire que la compétence et l’intelligence se situaient davantage de ce côté. Le résultat a été une fuite progressive des électeurs de 2007. La droite connaît aujourd’hui une rechute. Le “piège à cons” fonctionne plus que jamais puisque un certain nombre de membres éminents de l’UMP avides d’une popularité de plateau, s’empressent d’annoncer leur soutien aux candidats socialistes. Cette attitude est stupide ! D’abord, le “front républicain” n’aurait évidemment de sens que si la République était menacée, par exemple dans le cadre d’une élection présidentielle. Elle ne l’est évidemment pas lors des cantonales. Drappés dans leur élégante dignité républicaine, certains proclament : “pas une voix, pas un élu pour le FN”. Comme si le FN n’était pas déjà présent dans les régions et les communes, à la suite de la réforme électorale des socialistes… Ensuite, le “front républicain” est un cadeau royal pour Marine Le Pen qui ne cesse de parler de la collusion entre le PS et l’UMP (”l’UMPS“). Enfin, l’UMP réussit cet exploit de se mettre en position d’accusée et de faire-valoir du FN auquel elle se réfère constamment. Il me paraîtrait plus opportun d’interroger le PS sur le point de savoir quel choix il ferait entre un candidat d’extrême-gauche et un candidat UMP. On dira alors que le FN n’est pas un parti républicain. Le nouveau parti anticapitaliste, le parti communiste le sont-ils davantage ? Il est plus que temps de mettre fin à cette dérive qui consiste pour des ministres à se désolidariser d’un exécutif auquel ils appartiennent, pour des membres de l’UMP à préférer un parti qu’ils ne cessent de combattre et dont ils dénoncent la gestion démagogique si néfaste pour notre pays, pour les uns et les autres à donner cette impression de débandade qui a prévalu hier. Si un certain nombre de Français ont quitté la majorité pour le FN, c’est parce que notre politique les a déçus, parce que nos objectifs n’ont pas été atteints. Le bon sens doit à nouveau s’imposer qui consiste à privilégier la lutte contre le chômage, contre la délinquance violente et contre l’immigration clandestine, et non à interpréter le scénario écrit par François Mitterrand il y a trente ans ! Dans la situation difficile qui résulte de la crise, la majorité qui incarne une politique responsable et réaliste ne doit soutenir aucune démagogie, ni celle du PS, qui a fait ses preuves, ni celle du FN, dont la politique est parfaitement irréaliste et néfaste pour notre pays. |
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