Partager l'article ! L’Europe a de l’argent, utilisons-le !: Lu avec intérêt sur le site « Gaullisme.fr », cette information. Dans une France qui n ...
ges encore aujourd’hui date de la présidence de Charles de Gaulle et de ses gouvernements,
Debré et Pompidou surtout : le nuclaire, les autoroutes, le tgv, Airbus, et certains qui ont participés au développement de notre pays le
Concorde assassiné par les Américains et le France que chanta si bien Michel Sardou.
Une cagnotte de 347 milliards d’euros a été découverte à Bruxelles. C’est l’occasion de lancer les grands travaux pour nourrir la croissance et préparer l’avenir. Il ne faut pour cela que de la détermination au niveau de l’Union européenne.
Depuis Jacques Delors, c’est-à-dire depuis Mathusalem, l’Union européenne butte sur la question des « grands chantiers européens ». Non que les Européens manquent d’idées en matière d’équipements (au contraire, elles pullulent : autoroutes de la mer, autoroutes de l’information, projets de recherche sur les économies d’énergie, les énergies renouvelables, le système satellitaire Galileo, le livre numérique…). Mais à chaque fois, les Européens se heurtent au mur de l’argent. Il n’y aurait pas de crédit européen pour les grands travaux, et l’Union est interdite d’emprunt.
En fait l’argent existe, mais on ne le voit pas. Le Financial Times , lui, a trouvé la cagnotte cachée de l’UE : 347 milliards d’euros, qui correspondent aux fonds structurels non dépensés de la campagne 2010-2013!
Ces 347 milliards sont en fait le produit de la crise : les fonds structurels ne peuvent être engagés qu’en co-financement avec les Etats membres. Une règle à priori saine, « aide toi, l’Europe t’aidera ! ». Mais avec la disette budgétaire, les Etats ont réduit leurs investissements, et donc l’argent européen demeure inemployé.
On voit déjà les anglo-saxons exiger le retour du pognon (c’est le sens du papier du FT), du genre : « i want my money back » de Margareth Thatcher. Mais au contraire, il faudrait dépenser cet argent pour de grands projets communs, dans le but d’équiper le continent en infrastructures, de faire travailler les entreprises et les laboratoires, de réduire les inégalités entre les pays; 347 milliards, c’est 10 fois le « grand emprunt » de Nicolas Sarkozy. Si l’UE le décide, elle peut modifier les règles d’emploi de ces crédits. Un Etat ne peuvent pas suivre ? Tant pis, on réalisera quand même les équipements dont il a besoin. Ensuite, l’Union peut enjoindre la Banque européenne d’investissement de lever de l’argent sur les marchés, la somme pourrait aisément doubler. On passe à 20 fois le Grand emprunt.
Pour sortir l’Europe de l’ornière, nourrir la croissance par l’investissement, l’argent existe. Il ne faudrait pas que la volonté fasse défaut !
Hervé Nathan
Actuellement rédacteur en chef économie et social à Marianne,
après avoir appartenu successivement à La Tribune et à Libération.
A écrit, en commun avec Nicolas Prissette du Journal du Dimanche,
un livre intitulé “Les bobards économiques”,chez Hachette Littérature.
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