Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 13:53

Ce qui s'est passé samedi soir dans un couloir de la gare RER de Noisy le le Sec est inadmissible, insupportable et incompréhensible dans notre pays ! Le triste bilan est un jeune homme dans le coma depuis 48 heures qui risque de décèder ou de traîner, pour le restant de ses jours, des séquelles psychiques et physiques.

Un jeune homme de 19 ans lynché parcequ'il flirtait avec une jeune fille d'un autre quartier, relève d'un comportement qui nous transporte quelques siècles, pour ne pas dire millénaire, en arrière, au moins en Europe !  Cet acte d'un goupe, d'une dizaine d'individus, qui s'adonne à un tel lynchage, qui deffraie l'actualité de nos banlieues, relève d'actes tribaux, révoluent sur la plupart des continents, qui ne peuvent être acceptés en France.

Le maire PS d'Asnières signe aujourd'hui une tribune dans "Le Monde" , je crois, où il pose la question  "faut-il éduquer les parents !"  Pourquoi pas, car dans nos banlieues ce qu'il manque le plus ce sont des parents, de vrais parents responsable qui imposent une réelle et traditionnelle autorité parentale. Est -ce réalisable ? J'en doute, car trop d'enfants sont depuis trop longtemps livrés à eux mêmes, libres de circuler et de faire n'importe quoi dans la rue dès leur plus jeune âge à n'importe quelle heure du jour et de la nuit : surveillance des mouvements de police pour les plus grands, trafic en tout genre avec  bien sur absence scolaire, ce qui à terme va encore aggraver les problèmes.

Cette proposition n'est pas à rejeter, mais nous verrons vite qu'elle est insuffisante. Pour amener les parents à prendre en mains la destiné de leurs enfants il n'y a malheureusement que les sanctions financières qui puissent être efficaces. A la suppression des allocations familiales quand les enfants sèchent l'école, et / ou le couvre feu pour les moins de 16 ans, il faut adjoindre de véritables et draconiennes sanctions qui touchent l'ensemble de la famille. Il ne faut pas hésiter, car ces sanctions, médiatisées,  ne toucheront que les enfants et les familles connues comme étant des "leaders de quartiers", serviront d'exemple. On ne doit pas, non plus, écarter de revenir, si l'on veut véritablement éradiquer ces pratiques de sauvages, vers la création d' établissements du type, n'ayons pas peur des mots, "maisons de correction" d'antan, s'appuyant sur l'éloignement de ces jeunes voyous, une initiation à une vie en société, un  enseignement plein de rigueur ouvrant sur une vie active et professionnelle. Un programme qu'il reste, à l'état et aux collectivités territotiales, à financer, un exercice ardu dans la période difficile que notre économie connait. Mais ne peut on imaginer que l'utilisation des financements des trop nombreuse lois à l'intention des jeunes de banlieues, seraient ainsi mieux utilisés et plus "rentables" socialement !

BB.............................................

 Jeune lynché à Noisy : la police interpelle 8 personnes

Par lefigaro.fr Dans un couloir de la gare RER de Noisy-le-Sec.
Dans un couloir de la gare RER de Noisy-le-Sec. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP

L'homme de 19 ans, tabassé samedi par des jeunes de Rosny-sous-Bois qui ne supportaient pas sa liaison avec une fille de leur cité, est toujours entre la vie et la mort.

L'enquête avance dans l'affaire du jeune homme lynché samedi à la gare RER de Noisy-le-Sec. Huit personnes, parmi lesquelles sept mineurs, ont été interpellées lundi matin dans une cité de Rosny-sous-Bois. La victime de 19 ans, qui reste entre la vie et la mort, avait été tabassée par une dizaine de jeunes de Rosny-sous-Bois (proche de Noisy-le-Sec) qui ne supportaient pas sa liaison avec une fille de leur cité.

Selon une source policière, les interpellations ont eu lieu à partir de 6 heures du matin dans la cité du Bois-Perrier. Les personnes arrêtées ont été reconnues par des policiers locaux lors de l'analyse des images de vidéo-surveillance de la gare RER de Noisy-le-Sec. Elles seraient âgées de 14 à 20 ans. Mais selon Europe 1, un suspect aurait échappé à l'opération. Agé de 15 ans, il aurait pris la précaution de ne pas dormir chez lui.

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait réuni dimanche le préfet de police de Paris Michel Gaudin et le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, exigeant que «tous les moyens soient mis en oeuvre», dont «l'exploitation rapide des images de vidéo protection» de la gare, afin d'arrêter les auteurs de cette «agression sauvage».Le jeune homme, originaire de la cité des Indes à Sartrouville et «très peu connu des services de police», souffre d'un traumatisme crânien, d'une hémorragie intra-crânienne et d'un éclatement du foie ou de la rate. Son pronostic vital est engagé.

 

La jeune fille «surveillée de près»

 

Son amie, qui était présente au moment du drame, est très choquée. Elle a été entendue dimanche par les policiers. Elle connaît les agresseurs qui ne s'étaient pas masqués le visage, samedi. Le couple, raconte le Parisien, se fréquentait depuis quelque temps et ne cherchait plus à dissimuler leur relation.«Certaines connaissances de l'adolescente ne supportaient pas cette liaison», a confié au quotidien une source proche de l'enquête. «Ils surveillaient de près la jeune fille». Et sont passés à l'action quand ils ont appris que le couple se trouvait samedi à la gare RER de Noisy-le-Sec, proche de Rosny-sous-Bois.

«Il n'y a pas de rivalité connue entre Sartrouville et Rosny. Mais certains dans la cité ne voulaient pas qu'elle sorte avec quelqu'un d'un autre quartier. C'est une histoire de territoire amoureux », a souligné la préfecture. Pour le responsable du syndicat de police USGP-FO de la Seine Saint-Denis Michel Marrec, «c'est une affaire de jeunes de cité qui n'ont pas grand chose dans le cerveau».

Les départements limitrophes de la capitale ont été le théâtre samedi soir de plusieurs agressions et rixes. Un homme âgé d'une trentaine d'années a été grièvement blessé d'une balle dans la tête après une dispute à Aubervilliers. Dans le département des Yvelines, les policiers sont intervenus samedi soir pour mettre un terme à une rixe opposant une trentaine de jeunes à Saint-Cyr-l'Ecole. Dans le Val d'Oise enfin, un homme de 57 ans a été grièvement blessé de trois coups de couteau dans la nuit dans un foyer Adoma à Garges-lès-Gonesse où il logeait.

(Avec agences)

Par politique
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